Hirondelle du printemps?

Aujourd’hui, nous vous emmenons pour une courte balade sur les crêtes, dans le massif du Kastelberg. Si les Hautes-Chaumes sommitales sont en pentes douces, dès que l’on se dirige vers l’est, le relief est découpé de cirques aux pentes abruptes. Ici: le Schwalbelnnest ou Nid d ‘Hirondelle, qui est le site le plus enneigé du massif vosgien.

En amont du cirque glaciaire, la source qui coule abondamment a formé un pont de neige qui s’effondre en forme d’entonnoir.

Bien avant le fort redoux de fin janvier, l’ensemble de la combe avait purgé. On devine l’importante masse de neige qui s’est déposée dans le goulet en bas à droite. Ce phénomène se produit chaque année avec plus ou moins de violence. La forêt en garde des traces.

Le névé qui glisse sur la pente se déchire lors des périodes de redoux, il rampe alors lentement sur le sol. Des fentes ou « gueules de baleine » s’ouvrent. Lorsqu’il gèle, il se stabilise momentanément.

Un chamois a franchi d’un bond cette crevasse large de deux mètres. C’est un jeu d’enfant pour ces acrobates.

Vers le sud, la chaîne de montagne disparaît dans une brume bleutée. Ce matin, vers 10h, il fait -2°C , quelques rafales de 20km/h par vent d’est. Quelques alouettes sont déjà là. Pour les hirondelles? Patience, sur les « hauts » l’hiver s’attarde. Dans quelques jours, il neige à nouveau.

Rainkopf, Rothenbachkopf, Batterienkopf, Schweisel…