Deux alpinistes ont été blessés le 26 janvier 2014.

Massif du Hohneck Emportés par une coulée de neige 27/01/2014 – Source l’Alsace – les DNA – Colmar

Une partie des couloirs du Hohneck (qui culmine à 1363 m)

« Trois randonneurs ont été emportés par une coulée de neige hier en début d’après-midi au-dessus de Stosswihr, dans la vallée de Munster. Expérimentés, équipés, ils grimpaient dans le couloir Dagobert, entre le Hohneck et le Falimont, au-dessus du Frankenthal. Le vent d’ouest avait apporté de la neige fraîche, formant une couche instable qui s’est détachée sous le poids des hommes. La coulée les a emportés sur environ 500 mètres mais les victimes sont toujours restées en surface. Elles ont pu elles-mêmes alerter les secours.« 

« L’un des grimpeurs est indemne. Secourus par trois gendarmes du peloton de Hohrod et un médecin, les sapeurs-pompiers de l’équipe de montagne de la Fecht, les deux autres, âgés de 26 et 28 ans, ont été transportés à l’hôpital dans l’hélicoptère de la sécurité civile. Un couple de randonneurs mulhousiens a participé aux opérations de secours. L’un des deux jeunes Vosgiens souffre d’un traumatisme crânien, son casque ayant été fendu, le second a été blessé au dos.« 

De nombreux précédents

« Directeur pendant douze ans de l’association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches, François Sivardière était venu à Munster à l’invitation de la fédération française de la montagne et de l’escalade. Il avait déclaré : « On peut toujours se dire : dans les Vosges, pas de danger, mais le risque est là et tout le monde mérite d’être formé. » En 2000, deux randonneurs belges qui effectuaient une sortie à raquettes ont été tués par une avalanche non loin de ce couloir Dagobert. En une semaine de janvier 2000, seize personnes avaient été victimes de coulées de neige. En 2003, un jeune alpiniste a été sérieusement blessé. Deux ans plus tard, un skieur a trouvé la mort dans les mêmes circonstances. En 2007, deux randonneurs ont été secourus après avoir été emportés dans ce même secteur. »

VOS COMMENTAIRES 27.01.2014 | 21h31

  • La mort des belges s’était déroulée dans des circonstances particulière un redoux brutal après un très fort enneigement. tous était propice a de multiple départ et à des effondrement de corniche. et j’en viens au fait qu’il faut évidement adapter son comportement selon les conditions. Les conditions étaient elles vraiment à risques ce  w end ? je crois pas sinon un bulletin d’alerte aurait été diffusé par la pref. mais si vous faites de l’alpi,( ou de la rando) vous prendrez toujours un risque, oui la montagne aura toujours le dernier mot et ? et puis oui j’en assez qu’on remette toujours en cause la gratuité des secours que pour ces cas là. en plus les premiers concernés  -les secouristes- sont contre; d’où ma provoc sur le coût des secours des accidentés de la route ou  alors en remet en cause la gratuité en général;

Analyse.

Aucun bulletin d’alerte officiel, risque d’avalanches, n’est édité.

James est responsable escalade dans un grand club de montagne en Alsace. Le 18 janvier il nous demande notre avis sur les conditions de neige car il programme une « école de neige » dans les couloirs du Hohneck. L’observateur lui répond qu’il « vient de neiger 30 cm de neige lourde, non stabilisée et il n’y a pas de sous-couche ». Il ajoute:

« Il y a eu du vent donc: donc risque de plaque en sortie sous la crête ».

Échange de courriels entre organisateur et observateur bénévole.

Le responsable de la course annule l’école de neige et opte pour un repli vers une zone moins exposée. La sortie s’opère sans problème.

L’accident aura lieu deux jours plus tard dans le couloir du Grand Dagobert, versant nord du Hohneck. Il est du à la rupture d’une plaque déclenchée par les grimpeurs.